C’est un réflexe que l’on constate souvent : un franchisé déçu canalise son mécontentement, à tort ou à raison, sur la personne du directeur de la franchise qu’il tient pour personnellement responsable de son échec. C’est à lui qu’il en veut ; c’est lui qu’il souhaite faire payer.

 Le dirigeant d’une société ne peut toutefois être attrait en justice que dans des circonstances exceptionnelles. En principe, la personnalité juridique de la société qu’il a créée ou qu’il dirige fait écran avec sa propre personnalité. Il y faudra ainsi une faute « détachable » de ses fonctions, ce qui est difficile à caractériser. Tout au plus peut-on également évoquer une action en comblement de passif lorsque le franchiseur fait l’objet d’un dépôt de bilan et que l’insuffisance d’actif est dû à une faute de gestion du dirigeant. Là encore, les hypothèses demeurent toutefois assez rares en pratique.